Billets d'humeur‎ > ‎

Comment "sortir le nez du guidon" ?

publié le 5 sept. 2011 à 02:17 par Armelle balaschanel   [ mis à jour : 5 sept. 2011 à 03:26 ]

C'est la rentrée. Nous voilà reposés, pleins de belles perspectives pour l'année à venir. Déjà le rythme s'accélère. Bientôt, nous allons nous retrouver "le nez dans le guidon", malgré toutes les promesses que nous nous sommes faites de garder du temps pour réfléchir à sa pratique et prendre de la distance.

Comment tenir ces promesses ?
Se donner rendez-vous à soi-même. Noter formellement dans son agenda des temps consacrés officiellement à cette prise de recul, avec une couleur qui se voit bien ... et ne pas les effacer à la première alerte. Tenir bon face à soi et aux autres. Ces rendez-vous avec soi-même seraient-ils moins importants que les rendez-vous avec des collègues ou avec des partenaires ?
S'inscrire dans un groupe de pairs qui se réunit régulièrement. La rencontre avec autrui, quand elle concerne son activité professionnelle et vise à échanger des pratiques ou des pistes de réflexion, peut contribuer à cette oxygénation qui donne l'agréable sentiment de "surplomber" de temps en temps son activité et de ne pas rester en apnée pendant 10 ou 11 mois de brasse coulée.
Participer à des groupes d'analyse de pratiques. Il s'agit là de s'approprier son expérience en partageant des situations concrètes avec des pairs, par une description détaillée et une analyse collective. Sources de compréhension de soi et des événements, ces temps d'analyse de pratiques professionnelles sont un excellent moyen d'apprendre de ses propres expériences et de celles des autres. Se poser régulièrement la question : Quoi qu'il m'arrive, qu'est-ce que cela m'apprend ?" et y répondre.
Programmer des séances de supervision individuelles, avec un(e) professionnel(le). Si l'analyse de pratiques avec des pairs est toujours riche du fait des approches singulières et subjectives de chacun, il est quelque fois bon d'être soi avec soi, par la médiation d'un superviseur qui aide à s'informer des fondements de sa pratique : qu'est-ce qui me guide, me freine ou me porte ? Qu'est-ce qui est vraiment important pour moi, dans mon activité quotidienne ? quel sens je donne à mon activité professionnelle ? Au service de quoi ai-je envie de travailler de telle ou telle manière ?
Quelle que soit le moyen qu'on se donne, l'important est cette posture réflexive, où le regard se tourne vers soi, lâchant un peu "l'agir" et adopter un mode "réfléchir sur sa pratique".

Bonne reprise et bonne "année 2011-2012".

Comments