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  • V.A.E / Validation des acquis de l'expérience La loi de modernisation sociale du 17 janvier (2002-73) comporte un chapitre concernant la formation professionnelle et notamment une partie consacrée à la Validation des acquis de l’expérience ...
    Publié à 24 juin 2011 à 06:10 par Armelle balaschanel
  • Métacognition Métacognition  Quoi que je fasse, mon action se situe à plusieurs niveaux :- le niveau de l'action physique, nommé généralement "l'action" : "je monte un meuble en kit"- le niveau ...
    Publié à 10 juil. 2011 à 03:48 par Armelle balaschanel
  • Analyse de Pratique La notion d'analyse de pratique est utilisé avec des sens différents, selon l'approche théorique de l'animateur. Pour nous, il s'agit toujours d'apprendre des expériences professionnelles ...
    Publié à 24 juin 2011 à 05:10 par Armelle balaschanel
  • Pratique Réflexive « A un moment de la soirée qui suit un concert, que ce soit un solo, un duo, un quatuor (…) elle a besoin de s’isoler pour passer mentalement en revue ...
    Publié à 24 juin 2011 à 05:00 par Armelle balaschanel
  • Expliciter / explicitation Dans de nombreux secteurs, les praticiens ont besoin de recueillir des informations sur l’activité de leurs interlocuteurs pour la comprendre et / ou pour les aider à la comprendre : recruteurs ...
    Publié à 24 juin 2011 à 04:54 par Armelle balaschanel
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V.A.E / Validation des acquis de l'expérience

publié le 24 juin 2011 à 05:49 par Armelle balaschanel   [ mis à jour : 24 juin 2011 à 06:10 ]

La loi de modernisation sociale du 17 janvier (2002-73) comporte un chapitre concernant la formation professionnelle et notamment une partie consacrée à la Validation des acquis de l’expérience (VAE) Ce dispositif, qui se substitue à celui de la validation des acquis professionnels (VAP, loi de 1985 et loi de 1992) prend dorénavant en compte « les compétences professionnelles acquises par le biais d’activités salariées, non salariées et bénévoles, en rapport direct avec le contenu du titre ou du diplôme visé ». Par ailleurs, le jury de validation peut accorder la totalité de la certification.
Les modalités pratiques prévoient notamment que « le jury se prononce au vu d’un dossier constitué par le candidat, à l’issue d’un entretien à son initiative ou à l’initiative du candidat et, le cas échéant, d’une mise en situation professionnelle réelle ou reconstituée (…) ».
Ainsi, valider les acquis de l’expérience signifie que le jury de validation doit se prononcer, par déduction à partir de l’analyse de la description écrite et/ou orale de l’activité d’un individu ou par une mise en situation, sur ses compétences, par rapport à un référentiel de certification.
L’expérience est, par définition ,« ce que la personne fait, perçoit, sent et pense dans ses rapports au monde et à elle-même, de manière subjective et réelle ». Mais elle n’est pas nécessairement explicite ni exprimable spontanément et verbalement par l’individu. Il ne sait nommer spontanément ni les connaissances qu’il mobilise, ni les procédures physiques et mentales qu’il met en œuvre, et ce, pour ne les avoir jamais « conscientisées ». 
Les compétences que le candidat souhaite faire valider se sont donc construites sans qu’il en ait nécessairement conscience, aux cours de son expérience professionnelle ou non. Ces compétences ne sont repérables que dans ses activités. Face au jury censé valider son expérience (ou la personne qui l’accompagne dans la réalisation de son dossier), le candidat est donc le seul à « connaître » cette expérience, mais il s’agit la plupart du temps d’une connaissance « en acte » qu’il ne sait pas nommer spontanément.
Il va donc s’agir de l’aider à décrire son activité, c’est à dire le faire parler en « JE », pour faire émerger ses connaissances, savoir-faire et savoir-faire immanents qui constituent ses compétences.
Ce n’est qu’après ces deux étapes de description d’une part et « d’émergence » d’autre part, que le candidat pourra mettre en relation ses compétences avec le référentiel de certification.

Notre entrée dans la VAE concerne donc les tâches que l'accompagnement en VAE exige-t-il pour chacun des professionnels de la validation des acquis de l’expérience : conseiller point relais conseil (PRC), accompagnateur et membre de jury.

Métacognition

publié le 24 juin 2011 à 05:10 par Armelle balaschanel   [ mis à jour : 10 juil. 2011 à 03:48 ]

Métacognition  Quoi que je fasse, mon action se situe à plusieurs niveaux :
- le niveau de l'action physique, nommé généralement "l'action" : "je monte un meuble en kit"
- le niveau mental, nommé généralement "cognition" : "je raisonne pour placer la vis dans le bon sens"
- le niveau de contrôle et de régulation, nommé "métacognition" : "je contrôle mon activité mentale, je me rends compte que j'ai mal lu la notice, ..."
Dans ma thèse en 1998, j'ai distingué la métacognition implicite, qui contrôle et régule l'activité physique et mentale, sans que le sujet en soit conscient de manière réfléchie, et la métacognition explicite, qui est un contrôle et une régulation réfléchis, volontaires, conscients. 
Cette métacognition explicite demande de la part du sujet une posture métacognitive.

Analyse de Pratique

publié le 24 juin 2011 à 05:01 par Armelle balaschanel

La notion d'analyse de pratique est utilisé avec des sens différents, selon l'approche théorique de l'animateur. 
Pour nous, il s'agit toujours d'apprendre des expériences professionnelles concrètes, vécues par les participants et développer ainsi ses compétences.
L'analyse de pratique que nous proposons consiste à :
Prendre du recul par rapport à sa pratique professionnelle pour en prendre conscience, lui donner du sens.
Ainsi le praticien peut ensuite concevoir différents types de conduites dans une situation donnée, en fonction de son contexte de travail et de sa personnalité.
Enfin, par l'analyse de pratique régulière, il se dote d’outils d’analyse pour agir en « praticien réflexif ».

Pratique Réflexive

publié le 24 juin 2011 à 04:54 par Armelle balaschanel

« A un moment de la soirée qui suit un concert, que ce soit un solo, un duo, un quatuor (…) elle a besoin de s’isoler pour passer mentalement en revue les moindres déroulements de son jeu. (…) C’est un peu le système des skieurs de haut niveau avant une course : les yeux fermés, ils mémorisent chaque virage et chaque bosse, chaque pente, et, de leurs deux mains, miment le parcours dangereux qu’ils vont entamer. Clara  procède de la même façon mais, si l’on peut dire, après la course. » (P. LABRO, sept 2007, Frantz et Clara)

Clara, la jeune violoniste du roman de Philippe LABRO adopte ainsi une posture réflexive, pour trouver, en revivant mentalement son expérience passée, en quoi elle a contribué à la réussite ou à l’imperfection du concert du jour. 

Que l’on soit musicien, skieur ou professionnel du sanitaire et du social, il est souvent nécessaire de revenir sur ses pratiques pour les connaître. Car il ne suffit pas d’avoir vécu un moment professionnel et avoir agi, pour savoir ce que l’on a fait et comment on l’a fait, ni quelle logique interne a guidé notre manière d’agir. Une bonne part de notre vécu reste « implicite », sans accéder à notre conscience réfléchie. Quel que soit notre objectif, il est nécessaire de décrire notre pratique, avant de la prendre comme objet de travail.

Il peut y avoir plusieurs buts à cette posture et à cette pratique réflexive : construire des compétences professionnelles en formation initiale ou continue ; améliorer sa pratique professionnelle, quand on n’en est pas tout à fait satisfait ; la pérenniser, quand on a bien réussi et que l’on souhaite savoir comment on a fait pour réussir. Cela peut aussi servir dans le cadre des ressources humaines pour repérer ses compétences et les faire valider, pour harmoniser les pratiques d’une équipe, pour se préparer à un entretien annuel. En lien avec la notion de « formation tout au long de la vie », prendre appui sur son expérience pour repérer, décrire, comprendre sa pratique afin de valider ou développer des compétences, la pratique réflexive est devenue un outil de développement professionnel incontournable. 


Expliciter / explicitation

publié le 24 juin 2011 à 04:51 par Armelle balaschanel

Dans de nombreux secteurs, les praticiens ont besoin de recueillir des informations sur l’activité de leurs interlocuteurs pour la comprendre et / ou pour les aider à la comprendre : recruteurs, formateurs, tuteurs, accompagnateurs VAE, conseillers d’orientation, conseillers ANPE, animateurs d’analyse de pratique, chercheurs,  …. 
Les questions qui se posent sont : Comment faciliter la description d’une activité à laquelle l’intervieweur n’a pas nécessairement participé ? Comment questionner l’activité dans un domaine que l’on ne connaît pas ou que l’on connaît trop bien ? Comment obtenir la description de l’activité réelle et non celle de l’activité prescrite ? Comment ne pas induire les réponses ? Comment dépasser les évidences ? 
Les techniques d'explicitation, formalisées par Pierre VERMERSCH, chercheur au CNRS, peuvent enrichir les compétences des praticiens de l’entretien pour favoriser la mise en mots de l’expérience singulière et subjective d’un interlocuteur.

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